Game test: Catherine


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Certains jeux vidéo décident de faire dans l’originalité… Mais celui dont je veux vous parler est bien plus que cela. Il s’agit, selon moi, d’un chef-d’œuvre de mise en scène, une perle du jeu vidéo comme on en croise peu. Bienvenue dans le seul monde qui mélange amour, cauchemar, femmes, moutons et cubes.

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Pour mieux saisir le jeu, je vous propose de passer d’abord sur son histoire. Catherine est le nom d’une jeune femme qui se retrouve dans le lit de Vincent. Bizarrement, celui-ci n’a ni souvenir d’elle, ni de comment elle est arrivée là. La situation de notre héros est d’autant plus compliquée, car il est en couple avec Katherine. Alors qu’elle lui avait annoncé la veille qu’elle était enceinte et qu’ils devraient se marier, la vie tracée de Vincent prend une tournure des plus délicates. Alors que son quotidien tranquille devient chaotique, chaque nuit, il fait des rêves où il doit escalader un mur (avec juste un caleçon sur lui) en déplaçant des cubes. De plus, il semble que s’il meurt dans ce monde de cauchemar, il meurt également dans la réalité. Voici le scénario du jeu dans les grandes lignes. Je sais qu’au premier abord, vous vous dîtes surement que c’est un délire à la japonaise et que l’histoire sera complètement déjantée. Hé bien, je peux vous affirmer que non. Si vous prenez la peine de vous attarder un peu dessus, vous verrez que l’univers du jeu est très cohérent et souhaite même apporter une touche philosophique au scénario. Mais les moments où vous jouerez vraiment seront bien les phases d’escalades.

Le principe du jeu est le suivant : partir du point A et arriver à un point B en escaladant des cubes que vous pouvez déplacer. Simple ? Oh que non…  Car vous verrez vite que certains mouvements vous coinceront ou, pire, vous feront chuter. Et ce jeu vous fera voir plus d’une fois le fameux «Love is over » équivalent au Game Over. J’ai joué et fini le jeu en mode facile (sachant que vous avez le choix avec le mode normal et difficile), je peux dire que j’en ai bavé et pas qu’un peu. Vous risquerez plusieurs fois la crise de nerfs, entre les « JE SAIS PLUS QUOI FAIRE ! », « Je suis coincé, j’ose plus bouger un cube » ou le fameux « Ce jeu est juste impossible à finir » ; vous perdrez facilement votre sang-froid.  Mais c’est par cette difficulté que le jeu est génial. On a enfin un jeu qui nous résiste et qui essaie de griller nos neurones.  Cerise sur le gâteau : les cubes qui constituent les étages finissent pas tomber avec le temps. Ce qui fait que si vous trainez trop (pour réfléchir à comment avancer), vous mourrez aussi.

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Si vous pensiez que c’était difficile, alors imaginez ce que donnent les niveaux avec boss.  Car oui, les développeurs ont été assez sadiques pour mettre des boss qui vont vous pourrir la vie. Ceux-ci pourront essayer de vous tuer avec une fourchette, vous vomir de l’acide ou carrément inverser les commandes de votre manette de manière temporaire. Ce qu’il faut remarquer, c’est que les créatures ne sont rien d’autre que l’incarnation des peurs de Vincent dans sa vie quotidienne.  Par exemple, le jour où Katherine lui annonce qu’elle attend un enfant, le boss sera simplement le bébé (en version démoniaque et bien dégueulasse, il faut l’avouer, comme vous pouvez le voir sur l’image).

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Les niveaux d’escalade sont entrecoupés de cinématiques (au réveil, après avoir réussi à survivre au boss) et de phases dans un bar. Les premières font avancer le scénario tandis que les secondes permettent de discuter avec les autres personnages. Ces discussions permettent d’influencer votre karma qui est représenté par une jauge et une flèche. Chaque réponse que vous donnerez fera aller la flèche du côté bleu (l’ordre, la sécurité) ou rouge (la liberté, le risque). Ces moments permettent de détendre vos nerfs (ça fait du bien, je vous l’assure) et surtout, de se rendre compte qu’un grand travail a été fait pour l’univers du jeu. Chaque personne que vous rencontrerez est vraiment captivante par son histoire. Que ce soit de simples clients ou vos amis, chacun a ses problèmes liés à sa vie et se retrouve à discuter avec vous.

C’est vraiment ce qui donne un plus au jeu, cette portée philosophique. Vous vous rendez compte que derrière chaque action, il y a un humain. Cet humain a une histoire qui fait qu’il est ce qu’il est. Ce qui explique parfois certaines actions de ces protagonistes. Ce ne sont pas de simples amas d’actions avec un visage, contrairement à d’autres figurants dans certains jeux. Ici, les auteurs du jeu ont voulu vous faire réfléchir, réfléchir sur la conséquence de vos actes, mais également sur votre façon de penser.

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Durant tout le jeu, vous serez également sous l’emprise de la musique qui renforce tout ce que le scénario apporte. Vous retrouverez de la musique pop et compagnie, mais surtout de la musique classique revue au goût du jour. Les remix auraient pu faire peur, toutefois, ils se révèlent être parfaits. Le génie des créateurs du jeu ne s’est pas arrêté à l’histoire, mais également aux musiques ainsi qu’à la partie artistique de manière générale. J’ai vraiment adoré le design des personnages. Ils sont tous uniques et frapperont votre esprit à jamais par leur aspect général. Katherine, Catherine, Vincent, …  ont tous un style spécifique et unique.

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J’ai dit plus haut que les cinématiques faisaient avancer l’histoire, mais je n’avais pas précisé qu’il y en avait 2 types. Soit des cinématiques avec le moteur du jeu, soit des cinématiques styles dessin animé, manga. Même si les premières sont assez jolies (mais ne feront surement pas rougir les ténors dans ce domaine), les secondes sont bien plus intéressantes et réveilleront l’instinct d’otaku qui sommeille en vous. Elles sont si bien faites que l’idée d’une adaptation en OAV du jeu semble plus que tentante.

Je sais que j’ai fait l’éloge du jeu pendant 5 paragraphes, mais ça ne veut pas dire que le jeu est exempté de défauts. Par exemple, vous avez la possibilité de vous accrocher au rebord des cubes et ainsi en faire le tour. Sachez qu’une fois que vous passez derrière, les contrôles deviennent simplement anarchiques, car les développeurs ont appliqué un effet miroir (appuyez pour aller à droite et vous irez à gauche).  Et quand vous êtes sous pression, c’est exactement le genre de choses qui pourra vous faire perdre une vie stupidement.

Pour conclure, j’aimerais que vous laissiez une chance au jeu Catherine. Je sais que la jaquette pourrait vous faire penser à un jeu un peu hot ou à éroge, mais détrompez-vous, vous commettriez une énorme erreur. Ne vous arrêtez pas aux apparences et laissez-vous enivrer par cette expérience originale qu’est ce jeu. Les gamers n’arrêtent pas de se plaindre d’un manque d’originalité alors que parfois, cette perle se trouve sous leurs yeux. Même 2 ans après avoir eu le jeu, j’ai eu un plaisir fou à y rejouer. En sachant qu’il y a neuf fins possibles avec un mode « babel » qui vous permettra de  monter le plus haut possible pour faire un highscore, la durée du jeu est juste parfaite. L’essayer, c’est l’adopter !

Phenixcristal

end

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